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notes écrites > mémoire de maîtrise > III) : des parcs à Thèmes aux parcs d’attractions : transfiguration , ou annexion de la conception chrétienne , de l’art des langages et de la vie ? >

Conclusion, Bémol : deuxième .

Mais il est peut-être également temps de considérer l’instant où l’allégorie et l’interconnexion du vivant perd de sons sens , et devrait s’arrêter (ou ne pas avoir commencé ?).Baudrillard parle , dans son livre simulacres et simulation ,là même où il est question de Disney-Land ,de cette incroyable et monstrueuse multiplicité d’éléments artificiels interconnectés à des illusions et des simulacres de réalités ,qui ne feraient que cacher la profonde irréalité de nos civilisations propres , que l’on ne voudrait pas voir ,ou extirper de nos corps et de nos esprits ;mais à nos risques et périls .

"Peut-être cependant une catastrophe mentale ,une implosion et une involution mentale sans précédent guettent-elles un systême de ce genre , dont les signes seraient cette obésité étrange , où l’incroyable cohabitation des théories et des pratiques les plus bizarres , répondant à l’invraisemblable coalition du luxe ,du ciel et du fric , à l’invraisemblable matérialisation luxueuse de la vie et aux contradictions introuvables ."

Jean Baudrillard ,simulacres et simulation

Ou peut-être de considérer d’une façon moins négative le problême posé par ces nécessités d’avoir recours à des technologies autour de laquelle on s’attroupe , mais comme découlant d’un besoin vital à l’homme contemporain qui sent qu’il lui manque quelque chose d’important dans ses moyens de communication et son comportement , pour son équilibre psychique .

"Les jeux auxquels il se livre sont três révélateurs d’un peuple .Les jeux sont une sorte de paradis artificiel comme Disneyland ,ou une vision utopique par laquelle nous interprétons et complétons la signification de notre vie quotidienne .Dans les jeux , nous inventons des moyens de participation non spécialisée au drame plus vaste de notre temps .Pour l’homme civilisé ,cependant , l’idée de participation est quelque chose de strictement limité .Il est incapable de cette participation en profondeur qui élimine les frontiêres de la conscience individuelle ,comme dans le culte indien du darshan , cette expérience mystique qui consiste à éprouver la présence physique d’un grand nombre de personnes ."

P274 ,Marshal Mac Luhan .

D’ où le besoin de l’homme , à se raccrocher aux autres par l’intermédiaire de technologies puissantes , capable d’effectuer cette connexion ? Ici je met comme conclusion un compte rendu d’un petit dialogue entre Brenda Laurel et sa fille ,qui se promênent dans un jeu de Dysneyland :

"In the last chamber of the ride, it hits me. Everything here is more or less white. Dolls from all the different countries are here, still in national dress, but their costumes too are white. They are all mixed up, all dancing and singing together. I ask Brooke, "Do you think this is supposed to be heaven ? Without turning toward me she shrugs her narrow shoulders. She is gripping the side of the boat, looking at the dolls with shining eyes, singing along in a whisper. "

(Passage tiré des notes intitulées Severed Head ,sur le site internet de Brenda Laurel .)


Dans la rubrique

+ introduction
+ 1) Chartres et la culture chrétienne
+ 2) Futuroscope de Poitier et DisneyLand :du pareil au même ?
+ 3) Le vitrail
+ 4) Brenda et Howard , Jean et Marshall au pays synthétique de Disney-Land.
+ Conclusion, Bémol : deuxième .